Nous n'avons pas encore trouvé d’éléments précisant l'histoire de ce lieu avant le XVII éme siécle.

Quel était le lien avec le château du Bastard ?  Pourquoi le nom de Brana aujourd'hui ?

Que c'est t'il passé a Gestas lors des guerres de religions?

Le chrisme ?

Pourquoi une porte basse d'entrée à l’arrière vers la tour ?

Une multitude de questions dans l'attente de votre soutien, on vous espère nombreux dans le cercle des amis de GESTAS...

L'ABBAYE LAÏQUE

Titre 1

Titre 2

UNE ABBAYE LAÏQUE:  QU'ÉY AQUÒ ?

Curieux de voir 2 mots aussi antinomiques ainsi réunis. L'abbaye laïque n'est pas une  exclusivité béarnaise , mais en Béarn , le phénomène a pris un caractère systématique; en débordant sur la Bigorre et la Soule.
C'est ainsi qu'il  y eut autour de 300 abbayes laïques en Béarn (on a même noté l'existence de 3 abbayes dans le même petit village) .         C'était la demeure de l'abbé laïque toujours proche , souvent accolée à l'église; elle formait un tout avec le château et en fait, l'église avait le double rôle de chapelle du château et d'église communale; une sorte d'interface entre public et privé,  noblesse et peuple.  C'est ainsi que nombre d'églises et de châteaux en Béarn sont issus de ces fameuses abbayes laïques. L'abbé-seigneur pouvait assister aux offices sans se déplacer et bien au chaud, car bien souvent un finestrou (donnant dans l'église) était aménagé dans ses appartements (Béost...) et à tout le moins, il avait une petite entrée particulière et privée.                
L'abbé laïque était donc considérée comme le patron et le protecteur de l'église (à vrai dire, elle lui appartenait) : il collectait les dîmes (on appelait le collecteur,  le décimateur -sic- ) et divers impôts de l'église, à charge pour lui d'assurer entretien, rétribution et nominations. En outre, il était exempté de la taille.  Il bénéficiait du droit de patronage concernant à nommer le curé (Il avait le droit de présenter à la cure vacante, mais c'est l'évêque en dernier ressort qui décidait), il recevait le tiers des offrandes qui se faisaient lors des fêtes et en fin d'année .En outre,  il occupait une place privilégiée lors des offices (s'il lui prenait l' envie de se déplacer) , il percevait le premier le pain bénit . Il pouvait être enterré dans l'église (Estos...) et bénéficier (quel pied !) de la sonnerie à la volée lors de ses obsèques.         
Étant considérés comme nobles, ils rendaient au vicomte les devoirs ordinaires de la vassalité . Pour avoir accès à ces privilèges, l'abbé devait donc foi et hommage au vicomte et (moins réjouissant) le service militaire en temps de guerre. En outre, ces abbés occupaient des fonctions plus ou moins lucratives, mais toujours honorifiques auprès du vicomte et au Parlement de Navarre. La fonction fut vite pervertie et considérée comme un bon investissement financier, une monnaie d'échange. L'abbé laïque devint ni plus ni moins qu'une sorte de franchisé (comme Mac'Do ou Leclerc..) avec les avantages et les obligations  se rapportant au droit de porter le label.        
Malgré son orientation protestante, Jeanne d'Albret (la mère d'Henri IV) fera rentrer massivement ces abbés dans les États du Béarn, pour s'assurer de la majorité. (ce sont-ils parjurés?).   La possession d'une abbaye était un tremplin pour accéder à la noblesse, et la nomination dans les États de Béarn était en fait une reconnaissance tacite de leurs statuts de nobles...ce qui sera le fait pour environ les 2/3 d'entre eux. De nombreux noms de famille béarnais sont issus de cette "caste" : Abadie, Dabadie, Labadie, Labat, Apatie, Badie...etc...
(extrait de Lo Noste Béarn d' Hubert Dutech)

Qui est aujourd'hui notre Eglise Saint Jean Baptiste

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Pauvre curé ! Il ne faisait pas bon être en charge de cure, à Gestas, dans ces époques pas si lointaines...

A la fin du XVIII éme siécle, il fallait se satisfaire d'un peu de vin, blé, millocq et de lin comme maigre pitance, ici point d'oie gras de cheval et de monnaie petite ou grande.. . Pour tout réconfort, la prière ! 

Prier de longues années durant pour espérer qu'en plus de la faim, la tuile du toit de l'église ne te tombe pas sur la tête....

Yan dou sabalot fut bien inspiré dans  "lou sermou de la gleyze" à moins que ce soit l'église de Gestas qui fut son sujet d'inspiration, c'est bien possible  ! 

Pour en savoir plus surtout suivez le lien ci dessous...

tél: 0559386466